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Voyages, bagages et nuages: le point de vue d'une hotesse de l'air dans des grands oiseaux en fer.

10 Feb

Would you be Hanoi-yed ?

Publié par Julie

 

Vous avez horreur du bruit, la foule et la pollution? Alors, n’allez pas vivre à Hanoi. En revanche, je vous conseille d’y faire un tour si vous aimez :

 

L’humidité. J’aimerai avoir la même dans mes yeux. Le thermomètre indique quinze degrés mais avec la moiteur ambiante on a l’impression qu’il fait dix degrés de plus. Ca pègue comme on dit chez moi, mais c'est presque rafraichaissant comparé à l'air poisseux de Saigon.

 

Jouer à la dinette sur des petits tabourets. Le prix de la street food défie toute compétition, on peut manger dehors - au sens propre - tous les jours. Par contre pour la variété on repassera : nouilles ou riz, nouilles de riz. (Ou sont les pizzas?)

 

Le langage des signes. Ici on parle vietnamien, et c’est tout. Les négociations de prix ressemblent à des chifoumi.

 

Les réveils matinaux. L’heure de pointe ? Six heure trente.

 

La grisaille, qui n'a pas l'effet déprimant du ciel gris parisien car on peut mettre des sandales en janvier.

 

Les deux roues. Partout. Ils klaxonnent en guise de bonjour. C’est plus rigolo d’être dessus qu’à coté, mais pas moins dangereux. A moins d’aimer

 

Le risque. Les passages piétons sont là pour faire joli, face à cette anarchie il vaut mieux se concentrer au maximum en traversant, sans même penser à autre chose. Une seconde d’inattention et c’est la fin.

 

Les calculs mentaux. Un euro vaut vingt-quatre milles dongs. Des zéros à l’infini.

 

Avaler des trucs bizarres salés dès le matin. Le bouillon de nouilles, c’est à tous les repas.

 

Vivre en décalé. Le nouvel an (Tet), se fête un mois après tout le monde. On additionne Noël, le jour de l’an et Pâques, nous y voilà : TOUT est fermé pendant une semaine, ou double de prix. A cette occasion, soupe de nouilles à la tomate.

 

Les surprises-parties. Ta hien est l’équivalent de Kaosan road à Bangkok : une rue animée pleine de voyageurs. La rue de la soif, sauf que les boites sont juste en face des bars. Difficile de boire « juste un verre ».

 

Pratiquer la langue de Molière. Un bagpackeur sur deux est français(e).

 

Le café qui arrache réveille, avec du lait concentré sucré. Addictif, à troquer contre l'eau des noix de coco quand j'en trouve.

 

Manger des aliments non identifiables. C’est peut être de la viande, mais laquelle. Il y a un gout de poisson, à moins que ce soit un légume ? Aucune idée. C’est la soupe mystère.

 

Le contact. Pas d’offense si on ne s’excuse pas en vous bousculant. Dans les files d'attente, quelqu'un viendra probablement se faufiler dans l'espace libre si vous n'êtes pas juste derrière la personne de devant : si on n'est pas collé c'est que l'on n'attend pas.

 

 

Would you be Hanoi-yed ?
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Would you be Hanoi-yed ?
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Would you be Hanoi-yed ?
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Angelilie 13/02/2017 14:57

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. au plaisir

À propos

Voyages, bagages et nuages: le point de vue d'une hotesse de l'air dans des grands oiseaux en fer.